La 2ème Guerre mondiale : Des photographies de l’inimaginable

Après la découverte des camps de concentration en 1945, les photoreporters sont face à une épouvante. 4 d’entre eux témoignent de cette terrifiante extermination de masse.

Une scène inconcevable

Si les photoreporters ont l’habitude de photographier des cadavres, ils n’avaient pas idée de ce qui les attendait dans les camps d’extermination. Dans ces derniers, il s’agissait d’une destruction de masse. Les photographes ne savaient pas comment faire face à ces milliers de cadavres étalés partout. Ils ne savaient pas comment photographier de telles horreurs qui dépassent l’imaginable.

Les photoreporters présents en Allemagne (George Rodger, Lee Miller et Margaret Bourke-White) choisissent alors d’afficher l’entassement de morts qui sortent du cadre.

Une haine profonde

Les photographies de Lee Miller montrent clairement une haine profonde à l’encontre des juifs. Dès 1945, ces clichés ont été diffusés dans l’ensemble des presses anglo-saxonnes et françaises pour montrer l’atrocité des crimes nazis.

George Rodger

Il est dépêché auprès de l’armée anglaise pour couvrir les campagnes françaises, hollandaises et belges en 1944. Il est le premier à découvrir le camp de concentration sis à Bergen-Belsen. Horrifié de cette visite, il a expliqué que contempler de telles horreurs, 4 000 morts étalés partout et ne songer qu’à faire de bons clichés, lui donnait l’impression d’être un des responsables de ces camps.

Margaret Bourke-White

Elle a escorté le général Patton lors de la campagne en Allemagne en 1945. Elle a pu immortaliser les horreurs des camps de Buchenwald. Elle a affirmé que c’était vraiment difficile de travailler dans de telles conditions, mais son appareil photo lui servait de barrière pour ne pas s’effondrer devant les atrocités qui se trouvaient devant elle.

Germaine Krull

Intégrant la France libre en 1940, elle assiste les alliés en Provence en 1944. Elle a pu prendre des clichés dans les camps de Vaihingen et de Struthof. Elle était stupéfaite par ces hommes squelettiques, ces cadavres et ces visages qui semblent avoir perdu de leur humanité.

Lee Miller

Elle assiste l’armée US en 1942 durant la visite des camps situés à Buchenwald et Dachau. Elle reproche à la population allemande d’avoir ignoré de telles barbaries. Elle a fortement espéré que ses clichés soient publiés et puissent sensibiliser le monde entier.

 

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