Photographie : Qui est Vivian Maier ?

Beaucoup ne la connaissent pas ou ne la connaissent que très peu. Pour certains, Vivian Maier à la fois secrète, brutale et excentrique. Pour d’autres, elle est très douce et patiente. Toutefois, personne ne la connait à travers ses photos. Or, elle est actuellement considérée comme un des spécialistes en ‘street photography’.

 

Une heureuse trouvaille

Ses clichés n’ont été divulgués qu’en 2007, quand un agent immobilier a réalisé un livre concernant le quartier de Chicago. Pour son ouvrage, il se procure par hasard des négatifs de la photographe dans des brocantes. L’année suivante, il met en ligne les photos. Immédiatement, il obtient des réactions de la part des experts et des amateurs en photographie. Ceux-ci lui proposent d’organiser une exposition. Il décide alors de se procurer d’autres clichés de la photographe. Il dispose actuellement plusieurs films de 16 et 8 mm, 30 000 négatifs et de 100 000 rouleaux qui ne sont pas encore développés.

En 2010, quand les clichés de la photographe commencent à se faire connaître, d’autres paramètres ont été mis à jour pour mieux connaître la personnalité et la vie de la photographe de rue. Elle est née le 1er février 1926 à New York et décédée le 21 avril 2009. Fille d’une Française et d’un Austro-hongrois, ses parents se séparent rapidement. Son père emmène avec lui son frère de 6 ans son ainé, Charles William. Elle est sa mère habitent chez Jeanne Bertrand, une photographe française venant de la même ville que sa mère (Champsaur).

À 12 ans, Vivian découvre les Alpes. Elle y étudie et côtoie ses cousins ainsi que sa grand-tante Marie-Florentine Jaussaud. Elle revient aux États-Unis en 1938. Mais, vivant une situation difficile avec sa mère, elle dut arrêter ses études. En 1950, elle revient en France et hérite du domaine Beauregard de sa grand-tante. En attendant la vente du domaine, elle photographie les campagnes. L’année suivante, elle revient définitivement aux États-Unis et devient ‘nanny’, un métier qu’elle exercera toute sa vie.

En 1952, elle achète un Rolleiflex bi-objectif qui lui permettra de plonger entièrement dans la photographie. En 1956, quand elle habite et travaille à Chicago, on lui accorde une salle de bain privée où elle va développer plusieurs films. Mais renvoyée de son travail, elle n’a plus les moyens de développer ses films, ce qui justifie l’existence de nombreux rouleaux non-développés actuellement.

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